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Un humain robotisé pour construire vos bâtiments

Réduire les tâches difficiles du quotidien des ouvriers du bâtiment, voici l’objectif de ces exosquelettes. Du simple système de soutien jusqu’au robot pouvant supporter 100kgs à bout de bras, ces outils se développent. Petit tour d’horizon de ces nouvelles technologies qui vont faciliter le travail sur les chantiers.
Crédit photo Colas Suisse - Exosquelette dans le bâtiment

L’ergosquelette et la lutte contre les troubles musculosquelettiques (TMS)


Les ergosquelettes, facilitateurs de mouvements à destination des professionnels du bâtiment, soutiennent le corps et les muscles. Pour de multiples utilisations, ils maintiennent ainsi le dos, les bras, les jambes selon le modèle. 
Beaucoup plus légers que leurs homologues exosquelettes donnant des allures de robots (voir ci-dessous), ces nouvelles technologies permettent de garder une meilleure posture et de limiter les blessures en tout genre. Véritable aide mécanisée pour notre corps, ils permettent de répartir la charge sur l’ensemble du corps. Les TMS (Troubles Musculo-Squelettiques) pouvant devenir un réel handicap, seront réduits et les travailleurs ressentiront moins de douleurs au niveau des articulations, des muscles ou encore des tendons.

L’exosquelette pour des tâches humainement compliquées


A différents niveaux et pour différentes applications, les exosquelettes ont été créés pour faciliter les efforts conséquents des travailleurs. La machine aide entre autre à porter des charges très lourdes (plus de 100 kilos à bout de bras), à tirer du béton ou bitume aisément. 
Le secteur du bâtiment n’est pas le seul concerné par ces robots humains nouvelle génération. Beaucoup d’autres secteurs comme l’industrie ou le médical par exemple. Aujourd’hui, ces technologies sont nombreuses à être au stade de l’expérimentation et sont très onéreuses (recherche et développement, achat). Selon le cabinet américain Grand View Research, ce marché prometteur va atteindre les 3 milliards de dollars en 2025. 

 

Une utilisation au cas par cas


Avant d’être commercialisées, ces solutions sont testées sur le terrain. Les ouvriers en charge des essais ont connu de nombreux soucis, avec les versions d’essais. Certains exosquelettes paraissent également dangereux à cause de leur poids, lors d’une chute, avec une impossibilité pour les personnes de se rattraper. 
Finalement, après des mois d’études, l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) tend vers ces solutions robotisées pour lutter contre les tâches pénibles. Les chercheurs estiment une réduction de 10 à 40% de l’effort musculaire grâce à ses technologies. En revanche, l’institut s’inquiète des répercussions possibles sur la santé, notamment du report de certaines contraintes sur d’autres parties du corps ou des risques de déséquilibre. 


Utilisés pour quelques tâches, les exosquelettes ne sont, à l’heure actuelle, que très peu utilisés. Dans quelques années, ces machines se démocratiseront et deviendront une aide indispensable pour les travailleurs. 
 

12 avril 2019